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Group sex, Harem


La sexualité de groupe désigne un ensemble de conduites sexuelles et sociales incluant des relations sexuelles, des émotions et des significations impliquant plus de deux individus. Les jeux sexuels tels que sont regroupés dans la sexualité de groupe et restent des fantasmes évoqués par de nombreuses personnes. Même si elle reste minoritaire, la sexualité de groupe est de plus en plus répandue.

Le fantasme du rapport sexuel de groupe est des plus répandus chez les femmes et aussi  l’un des plus faciles à réaliser même si, il faut le rappeler,  aucun fantasme ne peut être réalisé à la lettre étant donné la frontière qui sépare la réalité de l’imaginaire. L’expansion des clubs échangistes en témoigne. L’échangisme, le triolisme et les orgies font partie de la sexualité de groupe et restent des fantasmes privilégiés par un grand nombre de femmes. Il y a, dans ces fantasmes  - précise le sexothérapeute Alain Héril ,  «  l’idée d’une plus grande puissance sexuelle. L’assurance de jouir plus, pour les femmes, ou de plus faire jouir chez les hommes. »

Depuis qu’elle s’est rendue compte que son mari regardait beaucoup de films pornos et qu’il ne la touchait plus, Cassandra regrette d’avoir refusé sa suggestion d’aller dans un club échangiste. « Sur le moment, j’ai été choquée qu’il puisse me proposer cela à moi, sa femme. Depuis l’idée a fait son chemin. L’autre soir, je l’ai surpris à regarder une scène de cul collective sur son ordinateur. Cela m’a excitée et je ne cesse de fantasmer là-dessus. J’aimerais qu’il me voit prise pour tout un bataillon de beaux mecs pour le rendre jaloux. » En fait, le fantasme de Cassandra exprime à la fois une envie de domination mais aussi de crainte d’être délaissée. Faire l'amour avec plusieurs hommes peut donc être pour elle non seulement un plaisir physique, mais également une jouissance sous le plan psychologique car cela lui permet de se réassurer sur son pouvoir de séduction. On peut aussi y ajouter un compagnon qui, cette fois, ne manifesterait aucune jalousie ; contrairement, à ce qu’il est dans la réalité.

Il peut également s’y glisser une part de fantasme de lesbianisme, car ce type de fantasmes permet de toucher, sans culpabilité, un corps du même sexe que le sien. Sandrine a un fantasme recurrent : « Je suis dans une soirée chaude avec mon copain. Soudain, la lumière s’éteint, on est plongés dans une espèce de pénombre. Je sens une main qui commence à me caresser les fesses et plus profondément. Je pense que c’est lui. Je me retourne et je vois une femme. »
Un cran plus loin, le mélangisme met en scène de nombreux participants et se situe dans l’indifférenciation des corps. Dans ces partouzes imaginaires, il est plus facile de laisser libre cours à ses fantasmes sans avoir à les assumer, puisque l’on ne sait pas qui est qui, ni qui fait quoi. Au milieu de tous ces corps, quelle est votre place ? Où vous situez-vous ?  Ce fantasme peut révéler un vide à combler, un manque de communication et d’intimité avec votre partenaire. Peut-être recherchez-vous un médiateur neutre, anonyme, pour entamer le dialogue avec lui.

A l’inverse, ce type de sexualité offre bien des avantages aux femmes. Elles peuvent vivre des relations sexuelles occassionnelles sans courir le risque d’être violées ou matraitées. Elles ne dépendent pas d’un seul partenaire pour les satisfaire. Une relation sans lendemain peut calmer la frustration de celles qui n’ont pas de partenaire régulier. C’est une façon d’assumer ses propres désirs dans dépendre d’un système socio-religieux ordonnant la privation.

Contrôler ainsi ses désirs permet de se défouler sans dériver son aigreur sur d’autres personnes, sans devoir intérioriser douloureusement le manque. Ce type de fantasme peut révéler un désir de domination et sublimation de ses craintes.

Christine est une jeune femme discrète que l’on remarque à peine. « J’ai toujours eu du mal à accepter mon physique mais aussi à habiter mon corps. Il me semble que lui et moi faisons deux. Résultat, je suis incapable d’avoir la moindre relation physique satisfaisante. Je consomme beaucoup de lecture érotique et dedans, il y a beaucoup de récits de partouzes. Cela m’excite car j’ai l’impression que dans ce type de rencontre, il suffit d’exposer son corps pour être désirée. Il n’y a rien de plus à faire et on n’est jamais déçue. »
« Pour une femme, être désirée n’a pas seulement pour effet de confirmer son identité féminine ; cela a aussi une fonction narcissisante. C’est comme si la femme disait : « Je suis désirable, donc les autres m’aiment et je peux m’aimer. » (Claude Crépault  - Les Fantasmes, l’érotisme et la sexualité – Ed Odile Jacob 2007)

Beaucoup de ceux ayant le fantasme du sexe de groupe ont pu en faire l’expérience un soir de fête ou lors de pratique ouverte dans des cercles ou dans des clubs intimes. Cette réalité de plus en plus répandue est toutefois encore frappée d’un jugement de valeur péjoratif. Elle semble séduire de plus en plus de jeunes couples par son côté festif.

Certains choisissent de pratiquer ce libertinage dans chez eux ou dans des lieux publics ajoutant ainsi le piment de l’imprévu ou de l’insolite mais beaucoup préfèrent les clubs, plus confortables et qui ne vous obligent à rien. Cela peut mettre en confiance, surtout quand il s’agit d’une première fois. On peut y venir seule ou accompagnée en toute tranquillité car le règlement est strict et c’est la femme qui choisit ses partenaires et décide du programme.

Louise a franchi le pas, à l’invite de sa meilleure amie, elle s’est inscrite à une soirée « Gang Bang ». L’entrée était gratuite pour les femmes seules : « Cela faisait un moment que l’échangisme me titilllait mais j’avais beaucoup d’appréhension. Heureusement que Nicole m’a un peu forcé la main. Je ne regrette rien. Pour cette première fois, je n’ai fait que regarder même si j’ai accepté quelques caresses. Finalement, j’ai trouvé cela assez ritualisé. On y retourne le mois prochain pour une soirée fétichiste. »

Quant au passage à l’acte, d'aucuns y voient une manière de "se tromper en restant fidèles" ou, plus simplement, "un jeu amoureux qui renforce la complicité". On peut aussi y voir, paradoxalement, un fantasme de jaloux qui soignent le mal par le mal, en préférant "contrôler" les écarts de l'autre. C'est aussi (pourquoi le nier ?) une manière d'accéder à d'autres hommes... ou femmes, avec la bénédiction de son conjoint. Pour les psychologues, l'échangisme est en réalité un "adultère consenti", qui peut satisfaire une libido fondée sur des paraphilies (pratiques sexuelles déviantes et répréhensibles ) telles le voyeurisme et l'exhibitionnisme, ou réveiller une libido quelque peu endormie. En ce sens, elle peut être bénéfique, puisqu'elle aide à s'épanouir (ou se réveiller) sexuellement.

Pour beaucoup d'hommes cette nouvelle sexualité leur permet de trouver une nouvelle forme de plaisir avec leur compagne. Si les origines de ce plaisir varient d'un homme à un autre, on note fréquemment le sentiment de fierté (être l'homme d'une femme désirée par tant d'hommes). Dans des situations plus extrêmes,  la sexualité de groupe permet également au couple de retrouver un désir perdu.

En revanche, l'échangisme est dangereux s'il existe un déséquilibre de l'appétence entre les deux éléments du couple, l'un vivant l'expérience de façon plus agréable et jouissive que l'autre. Il est donc nécessaire d'observer deux principes : le premier est de discuter avant, pendant (au moment où l'on est sur le lieu, pour exprimer un éventuel refus ou dégoût ) et surtout, dirons-nous, après, pour savoir quels ont été les plaisirs du partenaire, les frustrations éventuelles… et l'envie ou non de recommencer. Il y a deux manières de vivre l'échangisme : ponctuellement d'abord, afin de "mettre un peu de piment" dans la sexualité du couple. L'acte échangiste peut alors être unique, ou rare, ou encore sporadique, par périodes. L'autre manière est d'être échangiste de manière "permanente", et l'échangisme est alors un mode de vie sexuelle à part entière. Ni l'une ni l'autre manière n'excluent un discours permanent, et une écoute de l'autre.

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