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La taille du pénis


« Tout, tout, tout, vous saurez tout sur le zizi ! » Pierre Perret savait déjà que le sujet en intéressait plus d’un ! Il reste dans l’inconscient collectif masculin le symbole suprême de la virilité et un atout majeur de séduction (bien que parfois un peu puéril). « C’est moi qui ai la plus grosse ! ».

Mais loin de ces pensées narcissiques empreintes de testostérone, qu’en est-il vraiment du côté des femmes ? Du « gros touffu » au « p’tit joufflu », lesquels nous envoient réellement au septième ciel ? Décryptage.

Etat des lieux

Et pour commencer, c’est quoi la norme ?

Selon le sérieux « Journal of Sexual Medicine » de janvier 2014, la moyenne mondiale du sexe en érection est de… 14,15 centimètres ! Avec une variation allant de 3 à 26 centimètres. Pour vous faire une idée, c’est à peu près les trois quarts d’une banane. Quand à la circonférence, elle est d’environ 12,23 cm.

Et les français sont plutôt bien renseignés sur la chose ! Selon un sondage Ifop d’avril 2014, la majorité estiment qu’une érection « moyenne » se situe entre 14 et 17 cm.
Nous savons donc où est la norme, mais être « au-dessus » procure toujours aux yeux de ces Messieurs un petit sentiment de fierté.

Antoine, 52 ans, 21 cm à l’entrejambe : « Je n'ai aucun mérite à être bien membré. Je suis né comme ça et je serai bien idiot de me croire supérieur à qui que ce soit grâce à ma queue. C'est comme avoir de beaux yeux ou un riche héritage : « Merci la vie !», rien d'autre à dire. Cependant, j'ai bien conscience que, quelque part, mon ego en est très content … »

Quand le sexe d’un homme en érection est en-dessous de 7 cm, on parle de micropénis. Mais attention, ce terme n’est pas synonyme de malformation. Hormis ses petites proportions, il ne souffre d’aucun dysfonctionnement et peut tout aussi bien ressentir du plaisir qu’un autre sexe.
 

Et le plaisir féminin dans tout ça ?

60% des français, hommes et femmes compris, décrètent que la taille n’a aucune importance dans le plaisir féminin. Et c’est biologiquement vrai !

Notre organe doté du plus grand nombre de récepteurs sensoriels est le clitoris. Il a une partie externe en forme de bouton qui est tout à fait accessible sans pénétration. Nous pouvons donc très facilement atteindre l’orgasme sans que monsieur ait à baisser son pantalon.

En ce qui concerne la pénétration vaginale, le célèbre « point G », notre zone de plaisir, est situé à seulement 1 voire 4 cm de l’entrée sur notre paroi. N’importe quel sexe peut facilement y avoir accès et ce, quelque soit, sa taille.

Pour la sodomie, un doigt suffit à nous mettre dans tous nos états. Si la dilatation de notre anus peut être très excitante pour certaines, plus le sexe est long et épais, plus le risque de déchirure est grand. Il faut souvent une préparation plus longue pour passer par ce conduit très serré.

Quant à la fellation, c’est le simple fait de « sucer » et de « faire plaisir » qui nous excite vraiment ! Les « gorges profondes » sont aussi l’objet de nombreux fantasmes mais cela demande un certain entrainement pour éviter les vomissements et les étouffements. Et encore une fois, plus l’homme est bien membré plus cette pratique est difficile.

Alice, 27 ans, nous parle de son expérience :

« J’avais un ex qui avait un gros pénis, environ 20 cm. Non seulement il était grand mais il était très épais aussi. Quand on avait des rapports c’était assez douloureux à l’entrée. Il se sentait frustré car il ne pouvait pas aller jusqu’au fond. On était obligé de faire durer les préliminaires très longtemps pour que je sois bien dilatée. Pour la fellation, c’était difficile aussi. Les mecs aiment bien être sucés assez profondément, mais avec lui impossible, je m’étouffais à chaque fois ! Le pire, ce fut notre première fois : j’ai poussé un cri de douleur lors de la pénétration et ça a tout cassé. »

Mais attention si les « trop » gros sexes sont des barrières à certaines pratiques (sodomie, fellation etc.) et nous font mal, les trop petites peuvent aussi nous frustrer. C’est le cas de Léa, 24 ans. « J’ai déjà couché avec un mec qui avait une toute petite bite, environ 8 ou 9 centimètres. Lorsque nous sommes passés à la pénétration, j’étais gênée, je ne savais pas s’il était vraiment entré, je le sentais à peine. J’ai simulé tout du long et ne l’ai jamais revu. ».

En bref, sur un plan purement anatomique, un sexe de taille « normale » est ce qui nous procure le plus de plaisir, et ce pour la femme comme pour l’homme !
 

D’où vient alors ce fantasme de la grosse queue ?

Il est dans toutes les revues pornos, dans tous les films X, dans tous les livres érotiques, et même sur certains profils de sites de rencontres… le TBM (à comprendre Très Bien Monté) a pris possession de tous les médias coquins, s’imposant comme le modèle incontestable de l’accès au plaisir.

Mais entre fantasme et réalité, il y a parfois des couacs. Julie Valmont, actrice X, 70 films à son actif, nous fait par de son expérience :

« Bien évidemment, les acteurs pornos ont tous un gros sexe ! C’est surtout une histoire de prise de vue. C’est plus facile de filmer une pénétration quand l'acteur peut se reculer suffisamment pour que le caméraman puisse bien voir les allers-retours de son sexe dans le vagin de l’actrice. C’est particulièrement vrai dans des positions comme la levrette où les fesses de l'actrice vont déjà occuper pas mal d'espace ! 

J’adore faire l’amour mais chacun sait qu’un gros sexe mal utilisé peut faire très mal. Je déteste me faire bourriner par une grosse queue sans aucune délicatesse qui vient taper au fond. Plus l’homme a un gros sexe, plus il doit faire attention à sa partenaire.»

Alors, serait-ce simplement par souci esthétique que les « grosses bites » seraient le plus représentées ? Pas uniquement. L’homme moderne, l’homo sapiens, lorsqu’il était encore nu, était choisi par les femelles selon la taille de son sexe ! Jared Diamond, biologiste spécialiste de l’évolution, nous affirme dans « Pourquoi l’amour est un plaisir » (1999) que l’homme aurait même un sexe quatre fois plus gros qu’il ne serait « biologiquement » nécessaire. Il explique cette dimension disproportionnée par la « théorie du handicap ». Avoir un gros sexe demanderait plus de ressources au corps humain. Si l’homme peut se permettre d’avoir une dépense d’énergie inutile, c’est donc qu’il serait naturellement « plus fort » que les autres.

Ce principe se retrouve aujourd’hui dans les grosses voitures, les montres très chères, les belles maisons etc. Dépenser son argent dans le luxe et le confort, montre qu’un homme a par ailleurs beaucoup d’énergie et de ressources et qu’il peut se permettre de les dépenser de façon inutile. CQFD.

Mais fort heureusement, aujourd’hui, plus besoin de prendre un gros étalon pour miser sur le bon cheval !

« J’ai connu un homme qui avait sexe si large que je ne pouvais refermer ma main dessus. La première fois, cela m’a amusé. Puis très vite, j’ai déchanté. Avec lui, pas question de « quickie » impromptu ! L’homme était trop bien monté pour passer outre les préliminaires.

Au fil des jours, le lubrifiant a fait son apparition dans notre vie et nous avons joué sur nos fantasmes pour exciter nos sens. Nous sommes finalement resté 3 ans ensemble et après des débuts au lit un peu difficile, nous avons fini pour avoir beaucoup de plaisirs. Bien sûr, certaines pratiques sont restées de l’ordre de l’impossible.

Après notre rupture, retrouver un homme normalement monté a été une vraie consolation. Même si nous nous sommes bien amusés, je vous l’avoue, refaire l’amour sans avoir à me soucier de la grosseur d’un pénis m’a permis de redécouvrir de nouveaux plaisirs. »



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