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Echangisme et clubs libertins


Cheveux blonds et teint de pêche, Mariella,  lovée dans son grand canapé blanc, a tout de la jeune fille pure et angélique. Pour elle, le sexe fait partie intégrante de la réussite de leur vie de couple. C’est même le sujet majeur de leurs préoccupations. Parler de ses pratiques sexuelles, ne lui pose aucun problème.  Mariée depuis peu avec Constantin, elle a dès le début par amour pour lui accepté de l’accompagner dans des clubs libertins.
« Je savais que c’était un habitué de ce genre d’endroit. Pour notre entourage,  c’était un secret de polichinelle car il ne s’en cachait pas.  Nous avons une dizaine d’années de différence et nos parents étaient amis.  Quand je suis devenue ado, j’ai commencé à percevoir certains choses le concernant. Des bruits couraient. Et cela me le rendait follement excitant. D’ailleurs, on était un paquet de filles à s’y intéresser et j’avais juré que c’est moi qui gagnerais le cocotier si je puis dire.  Cela m’a pris du temps. Il a invité plusieurs de mes copines à l’accompagner avant de se décider me le proposer. Certaines avaient refusé, d’autres l’avaient déçu car elles ne s’étaient pas senties à l’aise. Et finalement, un beau soir, alors qu’on faisait la fête avec toute la bande, il m’a provoqué en me lançant ce défi devant tout le monde.
A l’époque, j’avais tout juste vingt ans. Absolument pas sûre de moi, j’avais peur de ne pas être à la hauteur. C’est un peu bête, n’est-ce pas ?
Le soir venu, il est venu sonner à mon studio avec un bouquet de roses. Il était tout élégant, vraiment craquant.  J’avais l’impression d’être dans un film. Fier d’être à son bras. Je me disais : « Il va toutes les tomber et c’est moi, l’élue ».

Arrivée sur place, j’ai trouvé que c’était la classe. Il y avait un voiturier style body guard, la fille du vestiaire était hyper sexy et super belle. Lui connaissait tout le monde, il n’arrêtait pas de distribuer des bises à droite et à gauche.  On a pris un verre au bar. Là, j’ai commencé à sentir les regards sur moi, lui faisait mine de rien mais je sentais qu’il appréciait. Au bout de deux coupes de champagne, je commençais à me sentir vaporeuse, j’avais l’impression de flotter dans une ambiance ouatée. D’ailleurs, tout était feutré là-dedans, la musique douce, l’éclairage à demi obscur et les gens si aimables, si courtois.
Constantin m’a entraînée au fond de la salle où il y avait un petit escalier en colimaçon. On est arrivés dans un grand salon aux lumières tamisées,  couvert de miroirs sur le mur et même le plafond. Cette pièce donnait en étoile sur plusieurs petits couloirs. Disposés sur des fauteuils ou des canapés, des hommes et des femmes  dont certaines me semblaient magnifiques. Au milieu de la pièce, je me souviens d’une créature, seins nus remontés comme des obus sur une guêpière en dentelles et latex,  bas résille et talons aiguilles vernis noirs qui dominait l’assemblée par sa taille et son aplomb impérial.

J’avais suivi les conseils de Constantin et m’étais vêtue d’une mini-robe à fines bretelles sans rien dessous.  Lui portait un pantalon de cuir avec un boutonnage à pont comme les marins.  Me tenant toujours par la main, il m’a présentée à deux ou trois amis.  Avant de passer à l’action, il a tenu à me rappeler les règles : aucune pénétration sans préservatif, pas de baiser sur la bouche et c’est la femme qui décide : « Rappelle-toi, tu es la reine, on ne doit rien t’imposer. »
Puis, il m’a dit que si j’en étais d’accord, c’est à lui qui reviendrait l’honneur de commencer le premier. On s’est allongés sur un lit posé sur une estrade. Il a déboutonné en une seconde son étrange pantalon, mis son préservatif avec dextérité et l’on a commencé. Je fermais les yeux et ne pensais qu’à lui et à notre plaisir mais je sentais qu’on était entourés par un public attentif et silencieux de plus en plus nombreux. Des mains me frôlaient avec délicatesse.  Constantin refusait qu’on le touche.  Ce fut une jouissance intense.  Comme si quelque chose venait de se découvrir entre nous.  Une complicité sexuelle insoupçonnée.  Ensuite,  j’ai eu l’impression que Constantin me prêtait comme un bien précieux aux mâles qu’il avait choisis.  Pendant l’acte, je le sentais à proximité qui m’accompagnait parfois en me tenant la main.  De son côté, quand il prenait une femme, il s’arrangeait pour me regarder à certains moments.  J’avais l’impression qu’il continuait de me faire l’amour d’une autre façon.
Je me sentais comme shootée, presque défoncée au sexe et je planais dans une espèce de quiétude avec lui comme partenaire.  C’était un sentiment nouveau pour moi. Je le sentais particulièrement heureux : « Jamais, je n’aurais pensé que tu prendrais à ce point ton pied comme cela » m’a-t-il-avoué quand nous sommes repartis.
A notre mariage, nous nous sommes jurés de continuer le libertinage tant que nous en aurions envie. Depuis, nous continuons d’aller une fois par mois dans un club. Parfois, il nous arrive de nous retrouver avec des amis chez nous. Nous n’avons pas encore d’enfant, cela facilite les choses. Je ne sais pas après comment cela s’organisera.  Je connais des couples qui ont plusieurs années de pratique et qui même s’ils n’ont plus les mêmes besoins ou capacités physiques continuent de venir.  J’ai du mal à me projeter dans l’avenir à ce niveau. Tout ce que je sais, c’est que notre relation a beaucoup progressé en intensité, en maturité aussi pour moi car il m’a appris à savoir exprimer mes désirs les plus profonds.  Le sexe a cessé de me faire peur ou de m’horrifier. J’aime le voir en pleine action avec d’autres femmes. Cela m’excite de voir son beau corps convoité, exposé aux regards pleins de désirs des femmes mais aussi des hommes tout en sachant qu’il m’appartient. Ce qui est important, c’est que notre entente n’est pas uniquement sexuelle ; nous préparons minutieusement nos sorties et échangeons nos impressions. J’aime l’entendre me raconter comment il a joui, les fantasmes qu’il a eus… Il n’est pas rare qu’au sortir d’une soirée, une fois chez nous, nous faisions l’amour comme des fous.  
Cela fait maintenant trois ans que nous sommes en couple et implicitement, nous avons décidé, pour pimenter notre relation, d’élargir notre pratique. J’ai eu des relations avec d’autres femmes, surtout une qui est devenue notre partenaire privilégiée ;  et c’est moi qui l’ai poussé à avoir des fellations avec d’autres hommes car à mon grand étonnement, je le sentais un peu bloqué devant moi.  Maintenant, nous envisageons de découvrir les pratiques SM dans un nouveau club qui vient d’ouvrir.  On aimerait bien programmer cela avec un autre couple.
En fait, si cela fonctionne aussi bien entre nous, c’est que nous avons une grande confiance l’un en l’autre. C’est une forme de fidélité mutuelle qui respecte l’autre et lui laisse une grande liberté.  A aucun moment, j’ai l’impression de mettre notre couple en danger. D’ailleurs, on s’est promis que si cela devenait trop risqué avec un partenaire, on arrêterait immédiatement. Pour l’instant, on a tenus notre parole mais c’est vrai que je ne connais personne capable de rivaliser avec lui. Quand je me rends dans ces lieux, je me dis en permanence qu’il me faut toujours conquérir mon mari, que rien n’est jamais gagné. Le désir, la séduction, c’est un challenge qui faut en permanence remettre en cause.  Je suis heureuse d’avoir osé franchir le pas. Notre intimité est pleine de souvenirs extraordinaires, J’ai l’impression d’avoir réalisé mon rêve d’adolescente : construire un couple hors norme, mais je ne savais pas que ce serait sous cette forme. Jamais je n’aurais pensé que la sexualité pourrait à ce point changer ma vie, pour le meilleur me semble-t-il. »

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